Petit déjeûner réglementaire, une tradition à laquelle je reste attaché depuis mon premier recrutement, et que je maintiens au fur et à mesure des nouvelles arrivées. Pour un premier partage avec le reste de l'équipe, et avec l'ensemble des collaborateurs des autres services. Un petit rite tout simple qui a le mérite de placer tout nouvel équipier dans un contexte favorable. Mettre l'humain avant le process, comme nous l'enseigne le manifeste agile. Et cela commence dès le premier jour. Mettre en place une relation humaine, avant de parler projet, méthode et développement. Je trouve toujours dommage, ces nouveaux venus que l'on nous a mal présenté, au détour d'un couloir, le nom à peine murmuré, la main à peine serrée.
Sauf que cette fois, c'est une équipe entière qui arrive le même jour. Pas une équipe de rugby, bien sûr, juste une petite équipe scrum de trois collaborateurs. Mais c'est déjà énorme. Une seconde équipe, en complément de l'équipe déjà présente, recrutée pour une opération "coup de poing", afin de développer rapidement de nouveaux outils.
La génèse de cette arrivée est assez emblématique de ce que l'adoption d'une méthodologie agile en générale et de scrum en particulier peut apporter. Il y a quelques mois, avant d'évoluer en scrum, j'avais "refusé" de m'attaquer à un projet un peu similaire, sur lequel j'aurais du concentrer 80% de mon énergie et ne garder que 20% de mon temps sur le "pilotage" de l'équipe actuelle. Je me souviens d'un comité assez animé où j'avais posé cette question : "et que deviendrait l'équipe de France sans Raymond Domenech?". Pas du plus heureux, sans doute, mais c'était une sorte d'aveu d'impuissance, je ne savais que faire, en fait : abandonner mes collaborateurs actuels ou refuser un projet somme toute intéressant.
C'est ce jour-là, finalement, que j'ai pris la décision de sauter le pas. Devenir agile, et accompagner mon équipe à réussir ce challenge.
Quelques mois plus tard, nouveau projet. Nouvelle étude de faisabilité. Et j'ai apporté la réponse suivante : banco, j'y vais, avec une seconde équipe scrum. Je ne déshabille pas Pierre pour habiller Jacques. Je reste scrum master de la première équipe, qui poursuit ses itérations sur les projets actuels. Et je deviens en parallèle scrum master d'une seconde équipe, pour mener à bien ce nouveau projet, piloté par les délais. L'agilité m'a permis ce qu'il m'aurait été impossible quelques mois plus tôt.
Oh, bien sûr, ce n'est pas non plus facile, facile. Une équipe est en bas. Une équipe est en haut. Scrum le matin pour la première. Scrum l'après-midi pour l'autre? C'est ce que j'avais écrit dans mon étude, mais je réfléchis encore à la meilleure manière. L'organisation optimale reste en rodage. Mais nous venons quand même de monter notre premier sprint, après une phase de deux semaines pendant laquelle l'équipe a plongé en apnée dans le projet, dans la méthodologie, dans la connaissance métier, dans le code, sans compter l'installation des postes, la familiarisation avec Team Foundation Server ...
En tout cas, cette expérience est tout a fait passionnante, exitante, nouvelle, et surtout inimaginable il y a peu.



Bonjour,
Quelles sont les qualités requises pour faire un bon scrummaster?
Quel est l elivre à lire en 1er pour pouvoir mener à bien un projet scrum?
Quelles méthodes utilise tu pour préparer tes backlogs? Comment séparer en petite taches?
Merci d'avance sur la lumiére que tu pourras m'apporter.
fefal
Rédigé par: fefal | jeudi 22 mai 2008 à 19:28