En lisant l'article consacré à Eric Gerets, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille, dans le France Football de ce vendredi, j'ai trouvé un certain nombre de correspondances dans l'évaluation d'un entraîneur et celle d'un scrum master.
Eric Gerets est arrivé à Marseille au coeur de l'automne, pour tenter de redresser une équipe bien mal partie, seulement 17ème du classement. Et pourtant, un recrutement d'enfer avait été effectué durant l'été. Quelques mois plus tard, avec pratiquement les mêmes joueurs, l'OM est troisième. Combien vaut Gerets ? 14 places!
Que peut apporter un (bon) scrum master? Déjà, s'il arrive à faire passer l'équipe dont il a la charge, d'une gestion de projet traditionnelle vers une méthodologie agile, rien que là, déjà, c'est pas mal du tout. L'équipe est mise sur de bons rails. Les informations circulent mieux entre les développeurs. Plus personnes ne travaillent en silo. Chacun est amené à donner naturellement le meilleur de lui même. La communication, par principe de capilarité, hydrate à son tour les autres sphères. Le mur de Berlin séparant MOE et MOA disparait sous les coups de bélier de la révolution "Agile". Etc ...etc ...
Ensuite, si ce scrum master (très efficace) parvient à tirer profit du levier de l'extensibilité de la méthode, ce sera de l'économie d'un, de deux, voire de trois chefs de projets qu'il saura faire profiter l'organisation qui l'emploie, et donc le rénumère, en animant de front autant d'équipes Scrum, auto-organisées, auto-gérées et auto-apprenantes.
Il parait que Starbucks propose plus de 87 000 combinaisons de café, expresso, frappucino ... un peu à l'image de la quasi infinité de manières de mener un entretien de régulation avec un collaborateur. Aujourd'hui, j'ai choisi le Starbucks. Pour sortir du cadre un peu froid d'une salle de réunion ou d'un bureau. Et beaucoup plus convivial que le couloir de la machine à café. 


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