Comment traduisez-vous "epic", vous?
Mike Cohn, dans sa bible des "user story", évoque le terme "epic" lorsqu'une story est trop importante pour être intégré dans un sprint. Elle doit être décomposée en user stories plus fines. Par exemple "En tant qu'internaute, je souhaite réserver un voyage en ligne" est une "epic". Il parle aussi d'epic à propos de user stories très complexes, ou qui nécessitent de plonger dans l'inconnu, sans vraiment avoir la possibilité d'une décomposition simple en stories plus petites. Il faut alors tâcher de les décomposer en story d'investigation d'un côté, et de mise en oeuvre, de l'autre.
Dans un projet pour lequel j'interviens en phase d'étude de faisabilité technique, j'ai synthétisé l'ensemble des besoins clients en sept grosses "user stories". Je trouvais ce matin interessant de communiquer sur ces sept méga-stories, mais le terme "epic" ne me satisfaisait pas du tout. Autant, je trouve que l'expression "user story" est parlante en elle-même, et compréhensible pour tout un chacun, parce qu'on a tous vécu des love story, qu'on comprend globalement la signification des storyboards, et que même la notion de use case, finalement, est assimilée par un grand nombre de personne. Mais allez dire à votre boss "je découpe ce projet en 7 epics" sans qu'il lève le sourcil d'un air soupçonneux! Et osez poursuivre plus tard devant le Directeur métier ! A mon avis, on vous prendra vite pour un joyeux félé.
Après réflexion, j'ai adopté l'épopée ! On pense à la Chanson de Roland, à la quête du Graal d'Arthur, à la légende d'Yvain... une petite pointe d'héroïsme pas très éloigné du quotidien des projets informatiques.





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