Depuis longtemps, je me dis que je devrais relire les ouvrages de Stephen Covey à la lumière de l'agilité en générale et de scrum en particulier. Un joli sujet de thèse en perspective pour un futur Docteur en Management. Avis aux amateurs...
L'histoire suivante est adaptée de Covey, adaptée au temps des vacances et des plages surchargées d'enfants chahuteurs.
Jean-François, appelons le Jeff, est animateur au club Mickey. Ce matin-là, il rassemble devant lui le groupe d'enfants dont il a la charge, avec la mission délicate de capter leur attention pendant au moins une demi-heure. Les enfants sont assis sur le sable. Jeff prend un seau, un grand seau. A côté de lui, une pyramide de galets roulés par la mer. Il prend les cailloux un à un, en les déposant avec soin dans le seau, jusqu'à ras bord. Alors, il demande à sa jeune assistance : "Le seau est-il plein?", "Oui, il est plein", répondent les enfants en choeur.
Jeff hoche la tête. Il se lève et prend un petit seau, rempli de petits morceaux de coquillage brisé : coques, huitres, moules, chapeaux chinois... de toutes les couleurs, nacrés, emiettés. Il verse le contenu de ce seau dans le grand seau plein de galets. Et là, ô miracle! devant les yeux des enfants médusés, les brisures de coquillages se frayent un chemin entre les galets et se déposent au fond du seau. Jeff vide les coquilles jusqu'à ras bord. Alors, pour la seconde fois, il demande aux enfants : "Le seau est-il plein?", "Oui, il est plein, plein, plein!", répondent-ils tous d'une seule voix.
Jeff hoche de nouveau la tête. Il pose ses mains sur le sable, sur le sable chauffé à blanc par l'été, bien sec, fin comme de la poussière, puis en prend une poignée, et la verse sur le seau. Les grains de sable coulent doucement, entre les galets, entre les coquillages brisés...Jeff recommence plusieurs fois, jusqu'à ras bord. Alors, pour la troisième fois, il demande aux enfants : "Le seau est-il plein?". Cette fois, ils hésitent. Ils ne ssavent plus trop quoi penser. Pourtant, une nouvelle fois, ils répondent, mais plus timidement "Oui, le seau est plein".
Jeff hoche la tête. Il prend le petit seau qui avait conteu les coquillages et demande à un grand dadais d'aller le remplir d'eau de mer. A son retour, Jeff prend le seau d'eau puis, goutte après goutte, le verse sur le grand seau déjà rempli de galets, de coquillages et de sable. Chaque goutte s'enfonce dans le mélange, bu par le sable, qui change petit à petit de couleur. Les enfants applaudissent, fascinés par cette démonstration.
Jeff demande alors : "Quelle est la morale de cette histoire?". Certains réfléchissent, d'autres répondent : "Quand on croit que c'est plei, en fait, c'est pas encore plein!".
Jeff hoche la tête. "Non, les anfants, cette histoire n'a pas de morale. C'est en mettant cette histoire à l'envers, qu'il y a une morale.". Alors, Jeff se lève, prend un nouveau seau, aussi grand que le premier, et le remplit d'eau de mer. Puis, se rasseyant devant les enfants, il prend du sable fin dans ses mains et le verse dans le seau plein d'eau. A chaque nouvelle poignée de sable, l'eau déborde. Puis il prend un petit seau rempli de coquillages cassés, et le verse par dessus. Cela fait un petit tas, une petite pyramide pointue. Puis il tente de poser par dessus des galets. Ceux-ci roulent les uns après les autres, sur les côtés de la pyramide de coquillages, et tombent à côté du seau.
"La morale de cette histoire, reprend Jeff, c'est que si vous commencer à faire les petites choses avant les grandes choses, vous n'y arriverez jamais!". Puis il lance un sprint, le dernier dans la mer fera dix pompes. Et tous s'en vont en courrant, dans un brouhaha indescriptible.
Ce que ne savent pas les enfants, c'est que Jeff est Product Owner, dans la vraie vie. Et qu'il gère bien son backlog. Avec des priorités bien spécifiées. Une priorité de 100 pour le projet le plus important en terme de business. 200 pour le suivant, 300 pour le troisième,etc... Jusqu'à 1000, ce sont ses galets. De 1000 à 2000, ce sont ses petits coquillages. De 3000 à 4000, ce sont ses grains de sable...
Mike Cohn, dans sa bible des "user story", évoque le terme "epic" lorsqu'une story est trop importante pour être intégré dans un sprint. Elle doit être décomposée en user stories plus fines. Par exemple "En tant qu'internaute, je souhaite réserver un voyage en ligne" est une "epic". Il parle aussi d'epic à propos de user stories très complexes, ou qui nécessitent de plonger dans l'inconnu, sans vraiment avoir la possibilité d'une décomposition simple en stories plus petites. Il faut alors tâcher de les décomposer en story d'investigation d'un côté, et de mise en oeuvre, de l'autre.
Au début, juste après avoir commencé la lecture du livre de Jérôme Barrand, "Le Manager Agile", j'avais eu quelques regrets d'en avoir fait l'achat. Car cet ouvrage s'adresse au directeur général d'une entreprise, à un manager de haut niveau qui souhaiterait impulser une nouvelle dynamique de management par la posture "agile". 



J'ai découvert ce livre par hasard, par le biais d'un commentaire de l'un de ses lecteurs qui écrivait que s'il ne fallait lire qu'un seul livre sur l'agilité, ce serait "Agile Estimating and Planning" de Mike Cohn.
Deuxième partie de mes notes prises au
Je vous invite vivement à visiter le 




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