Team Building

dimanche 21 septembre 2008

Vous allez me manquer

Vous allez me manquer C'était vendredi soir. Le projet s'arrête dans trois semaines, et l'équipe projet laissera ensuite la main à l'équipe interne, après un dernier sprint de quinze jours, qui permettra tuilage et passage de connaissances. Mais Zahira part un peu plus tôt que les autres, pour une quinzaine de vacances, bien méritées!

"Vous allez me manquer", nous a-t-elle dit.

Une petite phrase qui en dit long... En effet, elle n'aurait pu ne rien dire, simplement "au revoir!" ou encore : "ah, je suis bien contente de partir en vacances!" ou pire, "enfin partir de ce projet, de cette équipe : mon rêve se réalise enfin".

Ce que je consigne ici dans le journal public d'un scrum master, ce n'est pas tant le fait d'être satisfait en tant qu'animateur, mais surtout, parce qu'un projet, quand il se passe bien, quand les conditions sont mises en place, et conservées, jour après jour, malgré les hauts et les bas, les moments de galères inhérents à tout projet informatique quel qu'il soit, scrum ou waterfall, oui, parce qu'un projet est d'abord une aventure humaine, un moment partagé à plusieurs, un chemin parcouru, avec nos différences, nos convictions personnelles, nos caractéristiques féminines et masculines, nos cultures, nos habitudes, nos expériences diverses et variées, que nous devons porter ensemble, pour parvenir à cette construction unique, incroyable, qu'on appelle un projet informatique.

A la fin de tout projet, chacun devrait dire à l'ensemble de ses compagnons de voyage : "vous allez me manquer".

Je ne souhaite pas faire de prosélytisme, ni croire que mes convictions ont une quelconque vocation universelle, mais sur ce projet, oui, scrum a permis qu'au moins une personne dise "vous allez me manquer".

Merci Zahira!

mardi 09 septembre 2008

Bonjour Zahira, bonjour Anthony, bonjour Omar

Dit bonjour au chat J'avais lu il y peu de temps sur le blog d'un scrum master qu'il avait essayé le "Bonjour, équipe!" au lieu du sempiternel "Bonjour à tous!".

La justification en était la reconnaissance de l'équipe en tant qu'unité.

Un jour, j'ai essayé, bien peu convaincu. Avant d'entrer dans la war room, j'ai respiré un bon coup, puis je me suis lancé sans y parvenir. Cela m'a fait rire. J'ai donc du expliquer la cause de mon hilarité en entrant ce matin-là.

Tout le monde était d'accord avec moi pour trouver l'idée saugrenue.

Alors, depuis ce jour, j'ai remplacé le sempiternel "Bonjour à tous!" par un bonjour personnalisé à chaque membre de l'équipe, bien appuyé. Bon, en même temps, on peut dire aussi que c'est le minimum de la politesse.

Dans l'histoire des trois rôles scrum, l'équipe est effectivement un rôle. Mais un rôle aux multiples visages, et c'est chacun des membres de l'équipe qui apporte sa richesse à la réussite de l'ensemble. On est tous d'accord pour dire que le collectif peut s'avérer supérieur aux sommes des individualités, d'où le 1+1=3, mais le collectif n'est rien sans la valeur des individualités.

C'est bien là l'un des sens profond du principe agile "Les individus et les interactions priment sur les processus et les outils". 

mardi 03 juin 2008

La révélation TDD

à chacun sa révélation J'évoque beaucoup sur ce blog notre (r)évolution vers l'agilité en générale, et scrum en particulier. Mais si nous commençons à avoir une bonne assise dans la méthodologie de gestion de projet, nous sommes encore un peu "light" du moins de vue technologie agile. Afin de mettre en place une usine de développement solide, j'ai conçu une avancée en quatre ou cinq phases :

1 - une amélioration de notre gestion de code source, puisque jusqu'à maintenant, nous ne fonctionnions qu'avec une seule branche, (Team Foundation Server)
2 - la mise en place de l'automatisation des tests unitaires, (j'avais pensé à NUnit)
3 - la mise en place des builds automatiques et d'un environnement d'intégration, (MSBuild)
4 - la mise en place de tests fonctionnels automatisés, (j'en ai déjà parlé, j'ai pensé à Fitnesse)
5 - et pourquoi, pas, cerise sur le gateau, les tests de scénarios web, étant donné que nos développements sont essentiellement tournés vers le web (a priori, Selenium tiendrait la corde

Sur les étapes 1 à 3, j'ai missionné Winwise pour nous proposer une mise en place progressive en plusieurs rendez-vous.

Jeudi dernier, c'était la phase des tests unitaires. Notre consultant était Vincent Labatut, de Winwise, donc. D'emblée, il écarte NUnit, dépassé aujourd'hui par MBUnit. Après un petit cours d'une heure sur la philosophie Test Driven Development, ce fut l'installation des outils : MBunit et TestDriven.net. Et le reste de la journée fut consacré à une double prise en main : à la fois des outils, des classes de tests, mais surtout de la méthodologie TDD. Une révélation! Que d'implications en perspective, que de problèmes rencontrés dans le passé nous pourrons maintenant solutionner de manière naturelle.

Cette journée fut pleine d'enseignements. Et la très grande pédagogie avec laquelle Vincent nous faisait petit à petit comprendre l'ensemble de ces concepts nous a permis de complètement modifier notre vision du développement.

Si j'ai un conseil à vous donner : mettez-vous aux Test Driven Developpements, et demander à Winwise de vous confier aux bons soins de Monsieur Labatut pendant un jour ou deux. Vous verrez le monde d'une autre manière!

dimanche 18 mai 2008

Elle est arrivée, ma seconde équipe!

Ma_nouvelle_quipePetit déjeûner réglementaire, une tradition à laquelle je reste attaché depuis mon premier recrutement, et que je maintiens au fur et à mesure des nouvelles arrivées. Pour un premier partage avec le reste de l'équipe, et avec l'ensemble des collaborateurs des autres services. Un petit rite tout simple qui a le mérite de placer tout nouvel équipier dans un contexte favorable. Mettre l'humain avant le process, comme nous l'enseigne le manifeste agile. Et cela commence dès le premier jour. Mettre en place une relation humaine, avant de parler projet, méthode et développement. Je trouve toujours dommage, ces nouveaux venus que l'on nous a mal présenté, au détour d'un couloir, le nom à peine murmuré, la main à peine serrée.

Sauf que cette fois, c'est une équipe entière qui arrive le même jour. Pas une équipe de rugby, bien sûr, juste une petite équipe scrum de trois collaborateurs. Mais c'est déjà énorme. Une seconde équipe, en complément de l'équipe déjà présente, recrutée pour une opération "coup de poing", afin de développer rapidement de nouveaux outils.

La génèse de cette arrivée est assez emblématique de ce que l'adoption d'une méthodologie agile en générale et de scrum en particulier peut apporter. Il y a quelques mois, avant d'évoluer en scrum, j'avais "refusé" de m'attaquer à un projet un peu similaire, sur lequel j'aurais du concentrer 80% de mon énergie et ne garder que 20% de mon temps sur le "pilotage" de l'équipe actuelle. Je me souviens d'un comité assez animé où j'avais posé cette question : "et que deviendrait l'équipe de France sans Raymond Domenech?". Pas du plus heureux, sans doute, mais c'était une sorte d'aveu d'impuissance, je ne savais que faire, en fait : abandonner mes collaborateurs actuels ou refuser un projet somme toute intéressant.

C'est ce jour-là, finalement, que j'ai pris la décision de sauter le pas. Devenir agile, et accompagner mon équipe à réussir ce challenge.

Quelques mois plus tard, nouveau projet. Nouvelle étude de faisabilité. Et j'ai apporté la réponse suivante : banco, j'y vais, avec une seconde équipe scrum. Je ne déshabille pas Pierre pour habiller Jacques. Je reste scrum master de la première équipe, qui poursuit ses itérations sur les projets actuels. Et je deviens en parallèle scrum master d'une seconde équipe, pour mener à bien ce nouveau projet, piloté par les délais. L'agilité m'a permis ce qu'il m'aurait été impossible quelques mois plus tôt.

Oh, bien sûr, ce n'est pas non plus facile, facile. Une équipe est en bas. Une équipe est en haut. Scrum le matin pour la première. Scrum l'après-midi pour l'autre? C'est ce que j'avais écrit dans mon étude, mais je réfléchis encore à la meilleure manière. L'organisation optimale reste en rodage. Mais nous venons quand même de monter notre premier sprint, après une phase de deux semaines pendant laquelle l'équipe a plongé en apnée dans le projet, dans la méthodologie, dans la connaissance métier, dans le code, sans compter l'installation des postes, la familiarisation avec Team Foundation Server ...

En tout cas, cette expérience est tout a fait passionnante, exitante, nouvelle, et surtout inimaginable il y a peu.

dimanche 26 août 2007

C'est la reprise!

En ces temps de reprise me viennent quelques réflexions concernant le recrutement et la construction d'une équipe à partir de ce que l'on peut voir au sein du championnant de France de football.
Je prendrai trois exemples : ceux de Nancy, de Marseille et de Lens. Ces trois équipes, à l'occasion de cette reprise, ont suivi trois politiques de recrutement bien différentes.

NancyA Nancy : pas de départ, pas d'arrivée. Turnover à zéro. la politique de ressources humaines est la fidélisation. C'est bien un idéal que tout manager doit viser, en phase de montée en puissance de son équipe. Une fois l'équipe mise en place, le manager doit veiller à l'employabilité de ses collaborateurs, à leur offrir des missions interessantes, valorisantes, qui leur permettent de progresser en permanence, et d'acquérir au fil de temps un haut niveau d'expertise et des responsabilités accrues. Chaque départ est pour le manager un échec personnel. Ou du moins, doit lui faire entreprendre une grande remise en question de son management. Fidéliser ses collaborateurs : l'objectif numéro un.

MarseilleA Marseille : un recrutement a priori intelligent. C'est en quelque sorte la création d'une nouvelle équipe. De nouvelles individualités armées d'une bonne expertise. Le challenge du manager est de transformer ces nouvelles recrues en équipe. Un beau challenge, en vérite : savaoir faire travailler ses collaborateurs ensemble. Sans jalousie, que chacun apporte sereinement ses capacités et ses forces, en acceptant que ses faiblesses soient comblées par ses collègues. En football, la compétition est bien sûr exacerbée, mais le modèle comportemental n'est pas si éloigné de celui de la vie d'une équipe professionnelle classique. On dit parfois qu'il est difficile de recruter. Oui, mais la plus grande difficulté vient ensuite. A l'intégration des recrues, et la mise en place des connivences.

LensA Lens : on recrute un nouveau manager, Guy Roux, qui recrute des joueurs qu'il avait managés dans le passé, dans son ancien club d'Auxerre. On construit donc une équipe avec d'anciens collaborateurs, des gens que l'on connait, avec qui on a déjà travaillé, et qui ont déjà travaillé ensemble. On peut croire que les objectifs précédents, la fidèlisation et la faculté de faire travailler ensemble ses collaborateurs, vont être atteints plus facilement. Mais un danger existe : le contexte n'est pas le même. Et une équipe qui s'était créée dans un premier environnement n'est pas forcément reproductible dans un autre. Les missions ne sont pas les mêmes, la culture d'entreprise non plus. Il y a forcément d'autres collègues, qui peuvent aussi voir d'un mauvais oeil ce groupe venu d'ailleurs.

Le football n'est pas une science exacte, mais que voit-on aujourd'hui : Nancy, avec son équipe de joueurs peu médiatiques, est toujours leader de la Ligue 1, après cinq journées. Marseille progresse à petit pas, mais sans réelle sérénité. Quant à Lens, Guy Roux vient de démissionner, et l'équipe est avant dernière du classement, sans aucune victoire.

lundi 22 janvier 2007

Petit déjeuner d'accueil

Ce matin, 9:30, arrivée de François, Webmaster de Production.

Qu'il soit en régie ne change rien à ma vision des choses : il appartient à l'équipe, et il se doit d'être accueilli comme tel.

J'organise donc un petit déjeuner de présentation. Beaucoup de monde y était invité : toute la DSI ,d'abord, y compris les nombreux prestataires qui travaillent avec nous d'arrache pied sur notre nouvelle application CRM, nos collègues de la Direction Multimedia, comme il se doit, et ceux de la Direction de la Communicatiuon, avec lesquels nous sommes en rapport direct, surtout côté production, d'ailleurs, et enfin, quelques uns du Service des Publications, nos fameux créateurs de .psd. Bref, il y avait plus de vingt personnes ce matin, venus boire un verre de jus d'orange et goûter un savane au chocolat.

Belle ambiance, a conclut le nouveau venu, un peu étourdi de voir autant de monde d'un seul coup, mais charmé de l'accueil.

vendredi 19 janvier 2007

Polarisation

L'arrivée de François le webmaster de production nous a amené à nous étendre sur deux bureaux, au lieu d'un.

Nous avions réfléchi à plusieurs configurations.

La configuration "hiérarchisante" : d'un côté les "responsables" (de l'équipe et des applications), de l'autre, les développeurs et le webmaster. Cette option avait le défaut de sa qualité : je m'isolais un peu, pour mieux me concentrer sur les études, mais le risque était de rompre la communication avec les développeurs.

La configuration "projetisantes" : en isolant les deux développeurs d'un côté. Cela leur aurait permis de se concentrer sur leurs tâches au long court. De mon côté, je donnais la priorité à la production. Pas forcément une bonne chose pour moi qui cherche justement à prendre un peu plus de hauteur pour gagner en vision stratégique.

Nous avons opté à l'unanimité pour la configuration bi-polaire :

  • pôle projets et management (les deux développeurs sur les projets et moi, en tant que manager de l'équipe),
  • pôle production (la responsable d'applications et le webmaster).

L'équipe

  • EQUIPE DU BAS
    Hayian Développeur Web
    Jerry Développeur Web
    Robin Développeur Web
    Vincent Développeur Web
  • EQUIPE DU HAUT
    Anthony Développeur Web
    Omar Architecte et Développeur
    Zahira Testeur
  • SCRUM MASTER
    Frédéric
  • RESPONSABLE DE PRODUCTION
    Mina

Références en management

Groupes

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