Lors de la plénière, la base line de la journée est dévoilée : « Votre SaaS de demain se prépare avec les technos d’aujourd’hui ». Derrière ce slogan un peu « marketing » et « branché », le thème principal est bien celui du retour d’expérience et du pragmatisme dans la mise en place des technologies Microsoft les plus récentes dans notre job de tous les jours. Pas de théorie, pas d’envolée lyrique, rien que du concret, dans le but de nous faciliter la compréhension et l’adoption de ces technologies en rapport avec notre métier.
Wygwam, que nous connaissons bien pour avoir travaillé avec eux dans le passé, se définit plus comme un bureau d’études, que comme une SSII. Leur mission : faciliter l’adoption des technologies par le coaching on the job, un concept qui est pour moi fondamental, en tant que manager d’une équipe de développement. Sous cet angle, le prestataire-consultant et le collaborateur interne sont de vrais partenaires, complémentaires, et non substituts l’un de l’autre. Cette complémentarité permet à l’informatique de passer de centre de coût à création de valeur.
Pour en revenir à la base line, quelles sont les grandes tendances de l’informatique aujourd’hui ? la SOA ? les applications Web ? le SaaS, surtout, le Software as a Service : les applications sont accessibles à distance, comme des services, par l’intermédiaire de l’Internet. On tend vers cette vieille idée de l’informatique qui se consomme comme l’eau ou l’électricité, à la demande, juste ce qu’il est nécessaire. On y arrive enfin ! avec les exemples les plus connus du grand public, Google Earth et Maps Live de Microsoft. Selon la courbe d’évolution du SaaS, le décollage est pour 2007-2008, avec une accession à la maturité en 2012.
Le SaaS, pour DSI, un chef de projet, un développeur, qu’est-ce que cela implique ? D’abord, une couche de base, le socle fondamental (pour les tenant des technologies Microsoft), unique : Visual Studio 2005. Puis, au-dessus, trois blocs :
- un mode collaboratif, auquel il faut associer stockage et format de stockage
- une couche de communication et métier
- des interfaces riches en mode RIA
Pour la partie collaborative, on dispose des technologies SharePoint, qui couvrent l’intégralité des besoins de l’entreprise, en surcouche du socle .Net.
Pour la couche de communication, on parle de W(indows) C(ommunication) F(oundation). On peut s’interroger sur l’opportunité de cette énième plateforme de communication, qui vient après DCOM, COM+, MsMq, Enterprise Services, Web Services XML, .Net remoting. Dans tous ces modèles, c’est finalement le développeur qui choisit le mode de communication. Par exemple, si le développeur implémente des Web Services, il n’y a plus moyen, ensuite, de considérer un autre mode de communication. WCF permet au contraire une séparation claire des rôles de développeur et d’administrateur chargé du déploiement de la solution. C’est le seul mode entièrement cohérent à une démarche SOA. Un raccourci intellectuel : WCF, c’est de la SOA.
Enfin, pour la couche supérieure d’interface riche, on oppose RIA et applications Web, d’un côté, contre expérience utilisateur et RDA (client lourd) de l’autre.
Côté RIA, on nous propose de s’attarder sur le site guidetele.com, un site 100% Ajax :
- fonctionnalité d’ergonomie très pointue
- rafraîchissement des pubs en Ajax
- chargement à la demande
- temps de rendu très rapide
- expérience utilisateur très poussée
- temps serveur optimisé et minimal, puisque c’est finalement la puissance du poste client qui est sollicité
- limitation des allers/retours serveur/client
- switch horizontal/vertical
- 0% flash - 100% ajax
Côté RDA, on en parlera finalement très peu, puisque Silverlight est maintenant présent pour faire un lien entre les deux mondes, entre le monde Web et le monde Windows, sur la plateforme .Net. Une technologie toute neuve, mais déjà pleine de promesses, avec un passage de la 1.0, 100% javascript, à la 1.1, qui embarque une partie de la CLR .Net.
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